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Taxe de Séjour Airbnb 2026 : Guide Complet pour les Propriétaires

Taxe de Séjour Airbnb 2026 : Guide Complet pour les Propriétaires

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La taxe de séjour est une taxe locale que les communes peuvent instaurer pour financer les dépenses liées au tourisme. Si vous louez un meublé de tourisme sur Airbnb, vous êtes concerné : la taxe est due par le voyageur, mais c'est à vous — ou à la plateforme — de la collecter puis de la reverser à la commune. En 2026, le cadre s'est précisé avec la loi n°2026-103 du 19 février 2026, qui crée une taxe de séjour complémentaire. Voici ce que tout propriétaire doit savoir pour rester en règle.

Qui paie et qui collecte la taxe de séjour

La taxe de séjour est acquittée par le voyageur, par personne et par nuitée. Le propriétaire (ou la plateforme de réservation) n'en est que le collecteur : il la perçoit auprès du client, puis la reverse intégralement à la commune. Elle ne constitue donc jamais un revenu pour vous et n'entre pas dans le calcul de vos recettes locatives imposables.

Sont exonérées dans la plupart des communes : les personnes mineures, les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la commune, et les personnes bénéficiant d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire.

La taxe est encadrée par les articles L2333-26 à L2333-47 du Code général des collectivités territoriales (CGCT). Chaque commune fixe ses propres tarifs par délibération, dans les limites du barème national.

Le barème 2026

Le montant dépend de la catégorie et du classement de l'hébergement :

  • Hébergements classés (meublés de tourisme 1 à 5 étoiles, hôtels, résidences) : un tarif fixe par personne et par nuit, voté par la commune dans les fourchettes nationales. Il démarre autour de 0,20 € pour un 1 étoile et augmente avec le nombre d'étoiles, jusqu'à plusieurs euros pour les catégories supérieures et les palaces.
  • Hébergements non classés (la majorité des locations Airbnb sans classement préfectoral) : la taxe correspond à un pourcentage du coût de la nuitée par personne, compris entre 1 % et 5 % selon la délibération communale, dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la commune.

À ce tarif communal peuvent s'ajouter des taxes additionnelles :

  • une taxe additionnelle départementale (jusqu'à 10 % du tarif communal) ;
  • une taxe additionnelle régionale en Île-de-France (15 %) ;
  • la contribution au profit d'Île-de-France Mobilités, instaurée par la loi de finances pour 2024 (loi n°2023-1322 du 29 décembre 2023, art. 140), qui majore fortement la taxe dans la région parisienne.

Pour connaître le tarif exact applicable à votre logement, consultez la délibération de votre commune ou la plateforme officielle de l'administration fiscale.

Le rôle des plateformes comme Airbnb

Depuis le 1er janvier 2019, les plateformes de réservation en ligne qui sont intermédiaires de paiement ont l'obligation de collecter automatiquement la taxe de séjour et de la reverser aux communes. Airbnb applique donc la taxe directement sur la facture du voyageur, puis la verse aux collectivités.

Depuis le 26 juin 2024, cette obligation passe par une déclaration nationale unique, et le reversement aux communes s'effectue de manière semestrielle : au plus tard le 30 juin et le 31 décembre de chaque année.

Concrètement, si vous louez exclusivement via Airbnb (ou une autre plateforme agréée intermédiaire de paiement), vous n'avez aucune démarche de collecte à effectuer : tout est automatisé. En revanche, si vous encaissez vous-même certaines réservations (en direct, par chèque ou virement), vous restez personnellement responsable de la collecte et du reversement de la taxe pour ces nuitées.

Nouveauté 2026 : la taxe de séjour complémentaire

La loi n°2026-103 du 19 février 2026 a introduit un nouvel article L2333-28-1 dans le CGCT. Il autorise les communes à instaurer une taxe de séjour complémentaire, qui s'ajoute à la taxe de séjour principale.

Les recettes de cette taxe complémentaire sont réparties entre la commune, le département et la région. Toutes les communes ne l'ont pas nécessairement adoptée : son application dépend d'une délibération locale. Si vous louez dans une zone touristique tendue, vérifiez auprès de votre mairie si cette taxe complémentaire est entrée en vigueur, car elle augmente le montant total prélevé sur vos voyageurs.

Le cas particulier de Paris

À Paris, la taxe de séjour pour un meublé de tourisme non classé est fixée à 5 % du coût hors taxes de la nuitée par personne, dans la limite d'un plafond de 15,93 € par personne et par nuit.

Ce montant cumule plusieurs strates : le tarif communal de base, la taxe additionnelle départementale (10 %), la taxe additionnelle régionale (15 %) et la contribution au profit d'Île-de-France Mobilités. C'est l'une des taxes de séjour les plus élevées de France, ce qui explique l'écart de prix affiché aux voyageurs entre Paris et les communes de province.

Vos obligations en tant que propriétaire

  • Déclarer votre meublé en mairie (déclaration ou enregistrement préalable, selon la commune) et afficher le cas échéant votre numéro d'enregistrement.
  • Vérifier le tarif applicable : catégorie, classement éventuel, taxes additionnelles et, depuis 2026, l'éventuelle taxe complémentaire.
  • Collecter et reverser la taxe pour toute réservation encaissée hors plateforme intermédiaire de paiement.
  • Conserver un état récapitulatif des nuitées, du nombre de personnes et des montants perçus, à tenir à disposition de la commune.

Sanctions en cas de manquement

Le défaut de collecte, une collecte minorée ou l'absence de reversement de la taxe de séjour exposent le loueur à des sanctions. Le manquement à l'obligation de percevoir la taxe, comme le reversement tardif ou incomplet, peut donner lieu à une taxation d'office et à des amendes prévues par le CGCT. Au-delà du risque financier, une situation irrégulière fragilise votre activité en cas de contrôle de la commune.

En résumé

La taxe de séjour est simple lorsque vous passez par Airbnb : la plateforme collecte et reverse à votre place. Votre vigilance porte sur trois points : déclarer correctement votre logement, vérifier le tarif réellement applicable dans votre commune (taxes additionnelles et taxe complémentaire 2026 comprises), et gérer vous-même la taxe sur les réservations encaissées en direct. En cas de doute sur un montant, la délibération de votre mairie et les services fiscaux font foi.

Sources officielles : Code général des collectivités territoriales, art. L2333-26 à L2333-47 (Légifrance) ; loi n°2026-103 du 19 février 2026 (art. L2333-28-1 CGCT) ; loi n°2023-1322 du 29 décembre 2023, art. 140 ; barème officiel de la taxe de séjour (collectivites-locales.gouv.fr) ; obligations des hébergeurs (economie.gouv.fr, impots.gouv.fr). Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.

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